- Les stars de La Vuelta ont rencontré les médias à deux jours du départ à Málaga avant la présentation des équipes.
- Peter Sagan récupère de ses blessures du Tour, Alejandro Valverde s’annonce au service de Nairo Quintana chez Movistar, les Yates en forme ensemble pour la première fois en pros, Miguel Ángel López encore en lice pour le prix du meilleur jeune… ou mieux.
Peter Sagan : "C’est très important pour moi d’être à La Vuelta"
Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) est de retour sur La Vuelta, passage obligé dans sa quête d’un quatrième titre de champion du monde fin septembre à Innsbruck. "C’est très important d’être sur La Vuelta. Et c’est beaucoup mieux de courir ici que de s’entraîner à la maison, seul", s’est réjoui le Slovaque jeudi devant la presse réunie à Malaga, à deux jours du départ de l’épreuve espagnole. "Les étapes de montagne feront un très bon entraînement", a poursuivi celui qui a décroché sur La Vuelta 2011 ses premiers bouquets sur un Grand Tour. "C’était ma deuxième année pro, et j’avais même gagné la dernière étape à Madrid", a rappelé Sagan, "toujours heureux d’être en Espagne." Cette année, il se présente encore un peu diminué après une chute en fin de Tour de France. "Mais j’ai mon soigneur et mon physiothérapiste avec moi", a-t-il encore expliqué. "On va pouvoir faire des soins, je pense que ma condition va s’améliorer jour après jour et j’espère gagner."
Valverde : "Nairo est le leader" ; Quintana : "J'assume"
Avec Nairo Quintana et Alejandro Valverde, l’équipe Movistar aligne deux anciens vainqueurs de La Vuelta. Et c’est au colombien que reviendra la charge de remporter une nouvelle fois l’épreuve espagnole. “Nairo est le leader”, a annoncé le vétéran murcian avant sa 12e participation à La Vuelta. “Et moi je vais faire comme toujours sur La Vuelta : donner un coup de main et voir ce qui se passe. L’idée est de mettre mon grain de sel, faire de bonnes choses et ensuite arriver bien au Mondial.” Vainqueur en 2016, Quintana s’est dit “prêt à assumer le leadership, comme je l’ai fait à chaque fois qu’il a fallu. J’ai pu récupérer chez moi après le Tour. On était arrivé dans de bonnes conditions sur le Tour mais les choses ne se sont pas passées comme on le souhaitait. Je suis dans une condition physique similaire, on espère que la chance nous accompagne et que tout ira bien jusqu’à l’arrivée.” Et comment le Colombien se voit-il courir cette Vuelta ? “À fond, du début à la fin”, s’est-il amusé. “Soit on explose, soit on gagne.”
Lopez : “Les étapes de montagne vont mettre tout le monde à sa place”
Parmi les grandes révélations de La Vuelta 2017, avec deux victoires d’étapes en montagne, Miguel Angel Lopez (Astana) revient sur l’épreuve espagnole fort de son podium sur le dernier Giro. “Je n’ai jamais fait deux grands tours dans la même saison, donc on va voir comment le corps s’adapte”, a expliqué le Colombien de 24 ans. “J’attaque La Vuelta avec beaucoup de tranquillité. On va voir jour après jour mais je pense que je l’ai très bien préparée.” Le jeune grimpeur se dit conscient d’être “plus surveillé après avoir gagné deux étapes l’an dernier, et après ce que j’ai fait sur le Giro, mais on va y aller calmement. Il faut passer la première semaine et se dire que les étapes de montagne vont mettre chacun à sa place.” Le parcours très montagneux lui paraît “similaire à l’année dernière, avec beaucoup d’arrivées au sommet, ça me correspond très bien. C’est très dur, avec des montées mythiques. Ça me donne beaucoup de motivation pour attaquer La Vuelta.” Miguel Angel Lopez se veut également plus solide pour sa troisième participation sur La Vuelta : “Le corps mûrit année après année. J’ai appris de nouvelles choses au fil des années et je suis toujours plus régulier en course. Maintenant je ne ressens plus le moindre problème après des années compliquées par les chutes.”
Les Yates veulent rouler de concert comme en u23
La Vuelta 2018 sera-t-elle la première course où les jumeaux Yates vont courir ensemble, au plus haut niveau, depuis leur passage chez les pros ? Simon apporte un début de réponse. "Les coureurs qui, comme moi, ont fait le Giro mais pas le Tour, je les ai pour la plupart rencontrés au Tour de Pologne, donc je sais où ils en sont, raconte le triple vainqueur d’étapes du Giro, porteur du maillot rose. Les autres, ça dépend dans quel état de fatigue ils ont terminé le Tour. Je vois dans cette Vuelta une division nord-sud. Il va faire très chaud pour les premières étapes, ce qui n’est pas à mon goût. Je préfère courir dans le nord de l’Espagne, et à Andorre où j’habite. A part la chaleur, La Vuelta est une très grande course. Elle est très belle grâce à ses cols. Je garde d’excellents souvenirs de ma victoire en 2016. C’est aussi la première fois où j’ai fait le top 10 dans un Grand Tour. J’ai pris beaucoup de repos après le Giro. J’en avais besoin. Mais je ne me sens pas un coureur différent après mon expérience du Giro cette année. Depuis mes débuts dans le cyclisme, je cours pour gagner. J’ai préparé La Vuelta de manière différente. Pendant le Tour, je plaisantais avec mon frère pour lui qu’il devrait plutôt venir avec moi ici, et à la fin, son programme a changé. J’aime courir avec lui. J’espère que cette Vuelta sera notre première course ensemble à l’avant au plus haut niveau. On a une sorte de malédiction. Chaque fois que nous courons ensemble, l’un de nous ne marche pas ou est frappé par la malchance. La dernière course où nous avons été bons ensemble remonte au Tour de l’Avenir 2013. Ça fait un bout de temps ! On espère que la tourne en notre faveur."

